Réhabilitation et extension d’une longère en habitation à Saint-Reine de Bretagne (44)
Localisation : Sainte-Reine de Bretagne (44)
Année : 2019
Maîtrise d’ouvrage : privée
Architecte : KAKI architecture
Programme : réhabilitation et extension d’une longère en habitation
Statut : réalisé
Coût des travaux : nc
Surface : 164 m2
© Photographies : Thibaut Frécon
En lisière du parc naturel régional de Brière et de ses marais, la maison prend place sur les traces d’une ancienne longère dont seuls quelques murs subsistent. Entre réhabilitation et extension, le projet retrouve l’implantation et la silhouette de la construction d’origine pour lui donner une nouvelle continuité d’usage.
Deux volumes de même gabarit se développent dans la longueur, l’un prolongeant l’autre. La pierre restaurée de l’ancienne construction dialogue avec le bardage vertical en bois grisé de l’extension. Leur réunion sous une même couverture en ardoise de réemploi compose une habitation unifiée, dans une volumétrie qui reprend la forme de la longère.
À l’intérieur, l’escalier s’inscrit à la rencontre de ces deux entités. Il en assure la liaison et organise la distribution entre les niveaux, devenant un point d’articulation autour duquel s’organisent les espaces de la maison. Les pièces de vie se déploient largement et s’ouvrent sur le paysage, tandis que les espaces de nuit offrent des lieux plus retirés. Au centre de l’étage, un espace libre assure la transition entre les espaces de jour et de nuit. Devant une ouverture cadrant le paysage, un filet suspendu forme un espace de repos partagé. Le même principe se retrouve dans les escaliers, où le filet fait office de garde-corps.
La relation au paysage se poursuit au-delà des ouvertures. Entre les murs conservés de la ruine, la terrasse prolonge l’espace de vie et compose une pièce extérieure à l’abri du bâti ancien. Elle devient ainsi un lieu de vie à part entière, dans une continuité naturelle entre intérieur et extérieur.
La matérialité et les choix constructifs prolongent cette attention portée au lieu. La pierre rejointoyée, les linteaux restaurés et les arases renforcées préservent la présence du bâti ancien. Le bois et la paille accompagnent la construction nouvelle, tandis que l’ardoise et le parquet de réemploi privilégient la valorisation des matériaux. La récupération des eaux pluviales participe également à une gestion raisonnée des ressources. Le contraste entre les matières anciennes et contemporaines s’inscrit ainsi dans une démarche attentive à l’environnement naturel et au confort des habitants.
La maison retrouve une présence dans le paysage sans reproduire à l’identique ce qui a disparu. Elle prolonge l’histoire du lieu par une architecture qui associe mémoire, usages contemporains et attention aux ressources.
Réhabilitation et extension d’une longère en habitation à Saint-Reine de Bretagne (44)

Localisation : Sainte-Reine de Bretagne (44)
Année : 2019
Maîtrise d’ouvrage : privée
Architecte : KAKI architecture
Programme : réhabilitation et extension d’une longère en habitation
Statut : réalisé
Coût des travaux : nc
Surface : 164 m2
© Photographies : Thibaut Frécon
En lisière du parc naturel régional de Brière et de ses marais, la maison prend place sur les traces d’une ancienne longère dont seuls quelques murs subsistent. Entre réhabilitation et extension, le projet retrouve l’implantation et la silhouette de la construction d’origine pour lui donner une nouvelle continuité d’usage.
Deux volumes de même gabarit se développent dans la longueur, l’un prolongeant l’autre. La pierre restaurée de l’ancienne construction dialogue avec le bardage vertical en bois grisé de l’extension. Leur réunion sous une même couverture en ardoise de réemploi compose une habitation unifiée, dans une volumétrie qui reprend la forme de la longère.
À l’intérieur, l’escalier s’inscrit à la rencontre de ces deux entités. Il en assure la liaison et organise la distribution entre les niveaux, devenant un point d’articulation autour duquel s’organisent les espaces de la maison. Les pièces de vie se déploient largement et s’ouvrent sur le paysage, tandis que les espaces de nuit offrent des lieux plus retirés. Au centre de l’étage, un espace libre assure la transition entre les espaces de jour et de nuit. Devant une ouverture cadrant le paysage, un filet suspendu forme un espace de repos partagé. Le même principe se retrouve dans les escaliers, où le filet fait office de garde-corps.
La relation au paysage se poursuit au-delà des ouvertures. Entre les murs conservés de la ruine, la terrasse prolonge l’espace de vie et compose une pièce extérieure à l’abri du bâti ancien. Elle devient ainsi un lieu de vie à part entière, dans une continuité naturelle entre intérieur et extérieur.
La matérialité et les choix constructifs prolongent cette attention portée au lieu. La pierre rejointoyée, les linteaux restaurés et les arases renforcées préservent la présence du bâti ancien. Le bois et la paille accompagnent la construction nouvelle, tandis que l’ardoise et le parquet de réemploi privilégient la valorisation des matériaux. La récupération des eaux pluviales participe également à une gestion raisonnée des ressources. Le contraste entre les matières anciennes et contemporaines s’inscrit ainsi dans une démarche attentive à l’environnement naturel et au confort des habitants.
La maison retrouve une présence dans le paysage sans reproduire à l’identique ce qui a disparu. Elle prolonge l’histoire du lieu par une architecture qui associe mémoire, usages contemporains et attention aux ressources.









